Drive vs magasin : qui fait vraiment économiser sur les courses ?

Drive vs magasin : qui fait vraiment économiser sur les courses ?

Pendant longtemps, le supermarché était le centre de gravité des courses alimentaires. Caddie XXL, promos en tête de gondole, allées à rallonge et aux samedis matin passés entre rayons frais et surgelés… Une routine bien huilée.

Mais depuis quelques années, cette routine s’essouffle. Les Français changent leurs habitudes. Le hard-discount cartonne. Le drive explose. Et les grandes surfaces traditionnelles, elles, voient leur fréquentation s’éroder lentement, mais sûrement.

Alors, que se passe-t-il ? Pourquoi ce désamour ? Et qu’est-ce que cela dit de notre façon de consommer en 2025 ?

Moins de monde dans les grandes surfaces : une tendance bien réelle

Selon les dernières données de Kantar et Nielsen, la fréquentation des hypermarchés est en baisse constante depuis plus de 5 ans. Le phénomène s’est encore accéléré depuis la crise Covid, avec un double impact :

  • La montée de l’achat en ligne et du drive
  • Et la recherche d’alternatives moins chères, comme le hard-discount (Lidl, Aldi, Netto…)

Autrement dit : on va moins souvent dans les grandes surfaces, et quand on y va, on dépense moins.

Le prix, nerf de la guerre : pourquoi le hard-discount séduit

C’est sans surprise le facteur prix qui pousse une grande partie des consommateurs vers les enseignes discount.

Lidl, Aldi ou encore Netto ont longtemps eu une image de “bas de gamme”. Mais aujourd’hui, ces enseignes ont modernisé leur offre : rayons frais bien achalandés, produits bio, marques distributeurs de qualité… et des prix en moyenne 15 à 30 % inférieurs à ceux des grandes surfaces traditionnelles.

Avec une inflation alimentaire qui a grimpé de +20 % en deux ans, les Français ne veulent plus payer plus pour la même chose. Et les enseignes de hard-discount répondent pile à cette attente : simple, rapide, pas (trop) cher.

Le drive, pour aller vite (et dépenser moins)

Autre grand gagnant de ce changement de comportement : le drive.

Le concept ? On commande ses courses en ligne et on les récupère en voiture. Pas de tentation en rayon, pas de détour inutile. Résultat : on achète plus ciblé, et souvent moins.

Les consommateurs y trouvent leur compte :

  • Moins de temps passé
  • Moins d’achats impulsifs
  • Moins de fatigue mentale

En prime, les promotions sont plus lisibles, et on suit facilement le montant de son panier en temps réel, ce qui aide à mieux respecter son budget.

Une lassitude envers les grandes surfaces ?

Oui, clairement. Plusieurs facteurs expliquent cette rupture :

  • Des rayons trop grands, trop de choix, qui fatiguent plutôt qu’ils ne rassurent
  • Des prix jugés de moins en moins compétitifs, malgré les promesses de promo
  • Des marques distributeurs souvent plus chères que celles du hard-discount
  • Et une impression générale de manque de clarté sur la qualité et les prix

Aujourd’hui, les consommateurs veulent de la transparence, de l’efficacité et du contrôle sur leurs dépenses. Et ce n’est plus ce que leur offre l’hypermarché.

Le consommateur 2025 : malin, mobile, méfiant

Les consommateurs d’aujourd’hui sont beaucoup plus stratégiques :

  • Ils comparent les prix entre enseignes grâce aux applis ;
  • Ils n’hésitent pas à “panacher” : drive + hard-discount + marché local ;
  • Ils traquent les bons plans, les cartes fidélité, les formats familiaux.

Et surtout : ils veulent que chaque euro dépensé soit justifié. Finie l’époque où on remplissait le caddie sans trop regarder. Le pouvoir d’achat est devenu une obsession quotidienne.

Vers la mort des grandes surfaces ?

Pas forcément, mais elles doivent clairement se réinventer.

Certaines enseignes (Leclerc, Carrefour, Intermarché…) misent de plus en plus sur le drive, sur des formats plus petits (type "Carrefour City") et sur des marques distributeurs low-cost pour résister à la pression.

D'autres intègrent plus de circuits courts, de bio local, de produits “responsables”, pour attirer une clientèle en quête de sens.

Mais la grande surface à l’ancienne, version 10 000 m² avec 100 yaourts différents et trois allées de chips… semble clairement avoir perdu la bataille du cœur et du panier.

Alors, on fait quoi ?

Chez JDT, on vous dit de ne pas être fidèle à une seule enseigne. C’est fini, ça. Voici notre stratégie :

  1. Achetez vos produits de base au hard-discount (les prix sont imbattables) ;
  2. Commandez vos marques préférées via un drive, pour éviter les achats impulsifs ;
  3. Allez au marché ou en boutique spécialisée pour le frais ou les produits plaisir ;
  4. Comparez toujours les prix au kilo/litre : c’est là que se cache la vraie différence.

 

Les Français désertent les grandes surfaces parce qu’ils veulent gagner du temps, de l’argent, et du contrôle. Le hard-discount et le drive répondent à ces besoins.

Payer pour le packaging ou la mise en rayon, c’est terminé. Le nouveau réflexe, c’est de consommer plus malin, plus ciblé, et moins cher.

Et si finalement, ce n’était pas qu’une question de budget, mais aussi une reprise de pouvoir sur notre manière de consommer ?